Améliorer la qualité de la prise en charge des usagers de drogues en prison ?
Résumé
S’appuyant sur l’idée que les dépendances tirent profit des différentes formes de cloisonnement entre les catégories d’acteurs interve~nant en prison, un petit groupe de travailleurs sociaux a mis sur pied un réseau transfrontalier qui s’est fixé pour objectif de réduire le développe~ment de la toxicomanie en prison par la réduction des principaux malen~tendus entre les acteurs concernés (surveillants, psychologues, psychia~tres, infirmiers, travailleurs sociaux, etc.). On peut décrire cette initiative comme une innovation, fondée sur des ressources psychosociologiques (le but est la constitution d’une «équipe», comme conséquence d’une philo~sophie systémique) et soutenue par un équipement de formation original. Au cours de leurs rencontres, les participants belges, français, luxembour~geois et néerlandais de ce réseau découvrent les problèmes culturels et professionnels que posent les aspects sécuritaires, sanitaires et sociaux de leur travail. C’est ainsi que l’équipe, comme métaphore devant ultérieure~ment se traduire concrètement dans des situations locales, doit faire face à des questions inattendues de politesse, de confiance et de secret. C’est peut-être là que réside l’aspect le plus innovateur de ce réseau: croire que des changements sont possibles par l’«activation» de personnes qui ne s’y destinent pas.
Mots clés
- Prison
- Prise en charge
- Usager
- Intervention
- Interdis- ciplinarité
- Secret professionnel
